La fabrication et l'histoire des jouets
A notre époque où les jouets sont électroniques, s’attarder sur les jouets de carton, de bois ou de chiffons nous rappelle que parfois le meilleur des jouets s'apparente à une simple boîte agrémenté d'une ficelle !
L'origine du jouet remonte à l'aube de l'humanité. Dés l'âge des cavernes, les mères utilisaient des cailloux polis, des coquillages et des poupées rudimentaires pour calmer les cris de leur progéniture. Au fil des siècles, le jouet a évolué avec l'utilisation de nouveaux matériaux. Mais les pratiques sont restées universelles.
On a toujours vu des poupées, soldats, dès et billes amuser les enfants.
L'antiquité
Depuis l'Antiquité, le propre du jouet était de faire du bruit, jusqu'aux collections de l'époque moderne, où les pantin mobiles en carton faisaient fureur.
Dans la Rome antiques les jeux et jouets des enfants sont perçus comme un facteur essentiel de développement pour l'enfant.
En jouant, l'enfant fait fonctionner son imagination, il se crée son propre monde et découvre le monde qui l'entoure.
Dès que l'enfant vient au monde, c'est avec des cadeaux qu'on l'accueille dans la vie.
Déjà au 5e siècle avant J.-C, le commerce des jouets existaient : les coroplastes vendaient dans leurs ateliers les objets en terre cuite qu'ils modelaient.
Les jouets de noel
Donner des jouets à nos enfants à Noël est un geste naturel aujourd’hui, est un heritage de notre cutlture.
Cette culture du don de jouets ritualisé en fin d’année a une histoire de deux mille cinq cents ans et suit les étapes de l’histoire de l’enfance en Occident.
Le monopole du Père Noël, lentement conquis aux XIXe et XXe siècles, accompagne la montée de l’enfant consommateur et la transformation de la fin d’année en fête commerciale.
A la Renaissance
En Europe, à la Renaissance, les jeunes princes jouaient avec des vaisseaux en argent et en vermeille tandis que les petites gens se contentaient de jouets rustiques.
Papa taillait dans le bois petits chars et autres jouets en bois, maman assemblait des chiffons pour créer des poupées.
Ivoire et corail ornaient les jouets des foyers aisés, terre cuite, plâtre, bois, paille, chiffons trônaient dans les foyers plus modestes.
Dès l'antiquité, les peuples guerriers fabriquaient des figurines de terre cuite ou de bois représentant des soldats. « Particulièrement aux 17ème et 19ème siècle, les parents considéraient le jouet comme un véritable outil de pédagogie, beaucoup plus qu'un objet ludique.
Les enfants étaient formés dès leur enfance à devenir des adultes ».
Les figurines d'animaux ainsi que les constructions de ferme apprenaient aux enfants leur futur métier d'agriculteur.
Les jeux de guerre développaient l'esprit patriotique des garçons, les dînettes (casseroles en cuisine, cuisinière en tôle) apprenaient aux fillettes leur rôle de maîtresse de maison et les poupées, la fibre maternelle.
Sous Napoléon
Lorsque l'Europe résonnait des fracas des canons de Napoléon, les premiers jouets militaires étaient fabriqués en grand nombre.
A Nuremberg et à Strasbourg, on coulait de l'étain dans des moules pour obtenir des figurines plâtre : les soldats d'étain connus aujourd'hui. 
Vinrent ensuite les soldats de plomb. Jusqu'au 19ème siècle, les jouets étaient grands pour coller à la réalité mais aussi à cause des contraintes de fabrication. La technique ne permettait pas de minutie, ce qui donnait parfois des jouets grandeur nature ! Les poupons trop lourds étaient aussi grands que les enfants.
Après la premiére guerre mondiale
De nouveaux matériaux et des nouvelles techniques de production apparaissent, on assiste à l'éclatement des formes grâce aux machines qui laminent le fer, le zinc et le cuivre.
Les petits trains, avions, voitures et poupons envahissent les foyers.
On assiste à une deuxième explosion du jouet et les magasins de jouets commencent à apparaître.
Renault et Citroën inventent des petites voitures miniatures. Les enfants jouent avec des coffrets de peinture, de pyrogravure et des puzzles représentant des scènes des romans de la Comtesse de Ségur ou de Charles Dickens.
|