Le cerceau
Proposé par Hippocrate comme traitement pour les personnes faibles, le cerceau faisait partie des jouets de Dionysos (Dieu grec appelé aussi Bacchus).
On le nommait alors « Throcos d’airain ». Le cerceau contemporain a atteint l’apogée de sa gloire en 1958, sous l’appellation « Hula-Hoops ». En 6 mois, près de 100 millions d’exemplaires ont été vendus.
Le jeu de Quilles
Le jeu de quilles aurait été inventé par les Allemands, au XIIIe siècle. À l’époque, on abattait les quilles avec un bâton, une boule ou un haltère en bois.
Les Hollandais ont introduit les quilles en Amérique vers le XVIIIe siècle.
Les origines des quilles sont obscures.
On croit que le jeu proviendrait d’Égypte, mais il est plus probable qu’il s’agisse d’une invention germanique.
Un texte allemand du XIIIe siècle en fait mention.
Une croyance veut même que les quilles non renversées par les moines comptabilisent le nombre de péchés dissimulés au confesseur.
Le jeu de l'oie
La première mention de ce jeu provient de la cour des Médicis à Florence, vers 1580.
On parle alors du « noble jeu renouvelé des Grecs ».
Le jeu de l’oie a inspiré une multitude de jeux éducatifs et moraux.
Sur le plan symbolique, l’oie renvoie à un animal qui annonce le danger.
Ce mot aurait les mêmes racines que « oreille » et « entendre ».
Le jeu de l’oie permettrait ainsi de mieux comprendre le monde.
Son tracé en forme de spirale rappelle le labyrinthe à parcourir pour arriver à cette connaissance.
Pont, puits, prison, mort sont autant de figures du parcours qui font référence à la mythologie et qui ont leur correspondance ésotérique dans les images du tarot.
Le jeu des
échecs
Au IIe siècle avant J.-C., en Inde, on joue au chaturanga, l’ancêtre des échecs.
Ce jeu à quatre joueurs contient des dés et des pions représentant des éléphants, chevaux, chars et soldats d’infanterie.
Roi des jeux ou jeu des rois, les échecs ont connu une évolution fascinante.
Au Moyen-Âge sont apparus le fou et la tour.
Puis, les dés sont disparus, le nombre de joueurs est passé à deux et la forme des pièces a changé.
Le chariot et l’éléphant indiens ont été supprimés.
À Londres, en1851, on a enfin établi les règles internationales du jeu d’échecs, telles qu’on les connaît aujourd’hui.
Perfection spirituelle, univers tissé d’ombres et de lumières, l’échiquier est chargé d’une forte symbolique dans toutes les cultures.
C’est le yin et le yang chinois, le mandala indien, symbole du combat des tendances agitant l’homme.
Devant l’échiquier, le joueur est pleinement responsable de toutes les décisions qu’il prend. L’issue de la partie ne dépend que de son intelligence. Quant à l’expression « échec et mat », elle vient du persan shah-mat… le shah est perdu.
Le jeu de
cartes
Le mot « carte » vient de l’arabe nabi qui signifie « prophète ».
À l’origine, les cartes étaient utilisées pour la divination.
Les symboles inscrits sur ces objets auraient été recopiés sur de longues bandes de papier qui sont devenues des cartes à jouer numérotées.
Les premiers jeux de cartes permettaient d’apprendre l’histoire, les mathématiques et la géographie, tout en s’amusant. Ils laissaient beaucoup de place au hasard.
Mais, rapidement, le principe des levées et les combinaisons ont donné lieu à des jeux plus complexes nécessitant raisonnement et stratégie.
Quant aux enseignes, elles sont d’abord variées.
En Espagne et en Italie, elles se nomment épées, coupes, bâtons et deniers.
Puis, au XVe siècle à Lyon apparaissent les cœur, pique, carreau, trèfle.
Ces enseignes seraient d’inspiration militaire.
Le cœur pour la cavalerie, le pique pour l’infanterie, le carreau pour l’artillerie et le trèfle pour l’intendance… 52 cartes qui rappellent les semaines de l’année et les enseignes, les quatre saisons.
Le jeu de
dames
Il s'agit d'un jeu de dames dit à la canadienne possédant cent quarante-quatre cases.
Les dames se différencient par leur forme.
En Europe au XIIIe siècle apparaissent les dames telles qu’on les connaît.
Le jeu consiste en un heureux mélange : la stratégie des pions de son ancêtre direct le jeu du moulin, les pions du backgammon médiéval et le tablier des échecs.
Les dames varient selon les pays.
En Pologne, on joue sur un tablier de 100 cases et le joueur dispose de 20 pions.
En Angleterre, le tablier comprend 64 cases.
Fort populaire depuis le début de la colonie, le jeu de dames québécois est typique du jeu dit « à la canadienne ».
Il comporte un damier de 144 cases et se joue avec 30 pions qui, autrefois, étaient carrés et hexagonaux.
Le jeu des dominos
On raconte que les premiers dominos seraient l'œuvre de marins qui les auraient fabriqués avec des os de baleine. 
En Europe, les plus anciens dateraient du XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle, beaucoup d'adultes jouaient aux dominos dans les cafés en Italie et en France.
Les dominos ont aussi été fabriqués en bois, en ivoire et en os sur plaque d'ébène.
Certains ont également été dessinés sur des cartes ou encore pyrogravés sur de petites plaquettes de bois.
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